Et puis, il y a une détestable habitude belge que jai redécouverte le jour où jai publié grâce à Christophe Mincke qui mavait transmis linfo un papier virulent contre léditorial scandaleux de Demetrio Scagliola dont je parle ci-devant. On ma accusé alors de manquer de confraternité! Car une loi non écrite voudrait quun journal, en Belgique, nattaque pas de front un autre journal. Or, si les médias sont bien le quatrième pouvoir, qui donc peut se dresser contre une rédaction quand elle dérape, si ce nest un autre média? Qui donc peut soffusquer dun traitement cynique par un journal si ce nest un autre journal? En quoi les croquantes et les croquants de la profession auraient-ils droit à une telle protection, alors que la presse se jure de népargner personne dautre? Une telle attitude, une telle habitude est insensée, injuste et déplacée. Elle ne sert quun corporatisme désuet qui na plus droit de cité dans notre société dévoyée par les forces du pouvoir et le pouvoir de largent. Il faut au contraire que les quotidiens, les hebdomadaires, refusent tout net dabandonner à une soi-disant confraternité entre rédactions leur promesse fondamentale : chercher la vérité à défaut de pouvoir la dire. Elle a été condamnée le 22 juin 2004 à 30 années de prison par la cour dassises de Luxembourg pour les faits relatifs à laffaire Dutroux, cest-à-dire les enlèvements, viols et meurtres de mineurs notamment pour sa participation à la séquestration de six fillettes et adolescentes, avec la circonstance aggravante, pour Julie et Mélissa, que la détention a été accompagnée de tortures ayant entraîné la mort pour avoir laissé mourir de faim Mélissa Russo et Julie Lejeune dans la cave de leur maison à pendant que était en prison. Abonnez-vous à partir d1 euro pour 24h ou 14.90 euros par mois, sans engagement. Face au plaidoyer de lavocat de Marc Dutroux, la réaction dun parent de victime. Pire : pour être sûr dune part de ne pas être accusé de fausse information, et pour être certain de tout retranscrire correctement, il fallait surtout dans une affaire de ce genre enregistrer la conversation. Cela signifie quil fallait être prêt à le faire au moment où le téléphone appellerait. Comme par hasard, la journaliste se trouvait à la rédaction au moment où le smartphone la appelé par accident. Comme par autre hasard, Demetrio Scagliola sy trouvait aussi et écoutait de son propre aveu, sur RTL-TVI ce midi soi-disant en live! Cela fait beaucoup de hasards. Lon peut donc émettre la supposition je dis bien toujours : la supposition que tout cela était arrangé à lavance et quune complicité involontaire? naïve? au sein de lASBL Mediante qui se chargeait de la médiation pendant la rencontre entre Martin et Lejeune, sest activée très tôt. Sinon, comment la rédaction de Sud Presse aurait-elle pu savoir quil y avait une rencontre, quelle avait lieu à cette heure précise, que tel médiateur serait présent? Quil faudrait être en place, avec le rédac-chef adjoint, à lheure précise où la réunion avait lieu pour écouter sans enregistrer et être bien sûr de tout noter? Tout sest passé dans le calme, dans une certaine sérénité. Le fils de Jean-Denis Lejeune a accompagné son père pour le soutenir, je pense. Pour entendre aussi ce que Mme Martin avait à dire. Mais cest Jean-Denis Lejeune qui a parlé, qui a posé les questions, a précisé un de ces médiateurs, Laurent Goffaux. Navait pas levé toutes les zones dombre sur les circonstances de lenlèvement Toutes les médiations nont pas une issue heureuse. Comme dans le cas de Willy Roobaert, devenu aveugle suite à un tabassage collectif en 2006. La rencontre avec lun de ses agresseurs, avait suscité espoir et admiration. Mais la démarche la finalement déçu. Malgré la médiation, Willy Roobaert ignore toujours qui lui avait porté le coup fatal. Et il na pas obtenu dengagement concret concernant une indemnisation future. FIGURE DE PROUE: Christian Panier Un être profondément humain. En août 2012, alors que la polémique sur sa libération fait rage, la question de labsence dindemnisation des victimes met en lumière le fait que la mère de Michelle Martin, décédée en 2000, avait légué par testament tous ses biens à ses petits-enfants et non à sa fille, qui avait quant à elle renoncé à sa part réservataire soit la moitié vu quelle était fille unique. Après avoir purgé 16 des 30 ans de prison auxquelles elle avait été condamnée en 2004. Cette ancienne institutrice avait été arrêtée en 1996, en même temps que Marc Dutroux, dont elle a divorcé en 2003. Elle a été reconnue coupable davoir activement participé aux séquestrations par son ex-mari de six fillettes en 1995 et 1996. Pour accéder aux éditions numériques et au magazine en version PDF, exclusivement réservés aux abonnés, activez dès maintenant votre compte Michelle Martin, qui a été libérée en août après 16 ans de prison, avait sollicité une rencontre avec Jean-Denis Lejeune que celui-ci avait acceptée après réflexions. Le tribunal dapplication des peines de Mons avait autorisé cette entrevue avant que lASBL Médiances, spécialisée dans la médiation entre victimes et auteurs de faits criminels, ne lorganise. Jean-Denis Lejeune, père de Julie, enlevée par Marc Dutroux, a décidé de rencontrer Michelle Martin, lex-épouse et complice du pédophile pour se dépolluer de ses démons Evidemment. Cest dailleurs un point quon a abordé avec les médiateurs. Donc, oui, si cest possible, jinformerai le public. Dans les limites de la décence, évidemment Par ailleurs je nai rien écrit, cest mon hamster qui a marché sur le clavier.
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Quest-ce quune association comme Couple et Familles peut émettre comme préoccupations citoyennes dans ce contexte que vient de traverser le pays? Dans son message de samedi, M. Lejeune, ex-carrossier, indique souhaiter convertir son énergie en une force positive à travers son engagement politique et humanitaire. Il a récemment été élu conseiller municipal dans sa ville de Flémalle sud et envisage de se présenter aux élections fédérales de 2014. Lopinion publique belge est outrée de la libération dune des principales accusées dans un procès qui lavait durablement marquée. La ministre belge de la Justice, Annemie Turtelboom, a rencontré Paul Marchal, Jean-Denis Lejeune et Laetitia Delhez à lissue de la manifestation. Elle a annoncé un projet de loi Lejeune interdisant la remise en liberté de personnes récidivistes, coupables de crimes graves, condamnées à 30 de réclusion ou à la perpétuité avant que 23 de leur peine nait été purgée. Philippe Frumer, chargé de cours à lInstitut supérieur des traducteurs et interprètes ISTI, expose le contenu de cet arrêt et met en évidence les valeurs qui le.. .